Maranhão




maranhao

Pendant la colonisation, le Maranhão a été une région disputée par les français et les portugais; cette présence européenne y a laissé des traces jusqu’à nos jours. La capitale, São Luís, classée patrimoine historique par l’Unesco en 1997, préserve les rues étroites et les vieilles demeures aux façades de faïences(azulejos) et aux balcons avec des parapets en fer. A Alcântara, classée par l’Institut du Patrimoine Historique et Artistique National (IPHAN), des bâtiments de la période coloniale cohabitent avec une base avancée pour le lancement de fusées. Les manifestations populaires, représentées par la chorégraphie exubérante, sont autant d’attraits pendant toute l’année, tel le bumba-meu-boi.
Dans l’Etat du Maranhão se trouvent encore d’importantes aires de protection de l’environnement, telles les dunes qui atteignent les 50 mètres de haut qui se répandent par le Parque Nacional dos Lençóis Maranhenses. En hiver, l’eau de la pluie forme des lagons dans le sable et la réserve perd l’apparence désertique. Autre aire importante de préservation en est le Delta de la Parnaíba, entre le Maranhão et le Piauí, le seul Delta des Amériques en mer ouverte, avec des mangroves, des dunes et des plages. Plusieurs îles, telle celle du Caju (l’île est une propriété privée et compte avec un service d’hébergement adaptée d’une ancienne ferme anglaise du sicècle dernier; la nourriture et le transport local, avec des chevaux et des charettes); c’est un véritable sanctuaire écologique, abritant des hérons, des chevaux sauvages, des jacarés-do-papo-amarelo (crocodiles-au-ventre-jaune), des crabes-ouça, des huîtres et diverses espèces végétales et rares d’oiseaux, tel le marreco, le carcará et le guará vermelho (ibis rouge).

Barra Grande Brazil

Le Maranhão a la deuxième côte la plus longue du Brésil, juste après Bahia, et la pêche y est une activité économique importante. Avec environ 50 tonnes annuelles, le Maranhão est plus grand producteur (à la façon artisanale) de poissons du pays, outre les crabes, les crevettes, le sourourou (espèce de moule), le crabe-ouça; ceux-ci sont d’ailleurs présence obligée dans la cuisine régionale. A partir des années 70, la modernisation du Maranhão gagne un nouvel essor avec les investissements de la Superintendência de Desenvolvimento do Nordeste (Sudene, la Surintendance pour le Développement du Nordeste) et Superintendência de Desenvolvimento da Amazônia (Sudam, la Surintendance pour le Développement de l’Amazonie) dans l’élevage et dans les extractions végétales et de minérais.
Ø La première capitaineraie du Maranhão, créée en 1534, n’a pas été occupée effectivement. En 1612, les Français installent une colonie dans la région, qu’ils appellent la France Equinoxiale et fondent São Luís. En 1615, les Portugais, commandés par Jerônimo de Albuquerque, battent les Français et commencent la colonisation. São Luís est envahie par les Holandais en 1641, mais est reconquise par les par le Portugal trois ans plus tard.
Ø Pour stimuler le développement régional, appuyé sur la monoculture de la canne-à-sucre et le coton, la Companhia Geral do Comércio do Estado do Maranhão, est créée en 1682. La Companhia, cependant, exagère dans son monopole: les voyages de ses navires étaient irréguliers, l’approvisionnement en esclaves insuffisant et les prix trop élevés. L’insatisfaction des colons avec les prix élevés des produits importés et les prix bas de leurs articles ont motivé la révolte, commandée par les frères Manuel et Tomás Beckman, qui fut, cependant, durement réprimée.
Ø Environ 70 après, en 1755, est installée la Companhia Geral do Grão-Pará e Maranhão. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, avec la Révolution Industrielle, les exportations de coton connaissent un vif essor, contribuant à la croissance de l’économie et de la population. Au début de la République, la manufacture du coton et des produits tels le riz, le sucre, l’huile du palmier babaçu, soutiennent l’économie de l’Etat.
Relief: côte en dentelle, plaine littorale avec des dunes et des plateaux dans l’arrière-pays.

Surface: 333.365 km ²
Végétation: les matas dos cocais (bois de palmiers) à l’est; mangroves au nord, Fôret Amazonienne à l’ouest; cerrado au sud
Climat: tropical
Population: 5.480.066 hab.
Industrie: métalurgie, alimentation, bois
Situation: dans l’ouest de la Région Nordeste
Sommet le plus élevé: Chapada (Plateau) das Mangabeiras (804m)
Elevage: volailles, bovins, porcins, caprins
Minérais: or
Date de la fondation (capitale): 08/09/1612
Agriculture: cannne-à-sucre, manioc, riz, soja, maïs, bananes, haricots, orange.



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